Sunday, September 18, 2016

Is the Trade that Bad?

Sports  |  Abuzar Jabbar 

Even after promising fans that no one in the organization was shopping Subban, Bergevin traded the Star-studded player in return for Shea Weber. In addition, this trade that shook the hockey world occurred just a couple of days following Bergevin’s remarks! Well, all this has gone by and we can’t change the past. Good trade? Not really in my opinion as Weber’s salary situation is really precarious (7.85M$ cap hit for the next 10 years). In addition, he does not have an upside on Subban when it comes to the fast skating defensive play, which the league is turning towards. However, this trade hasn’t doomed the Canadiens. Indeed, Weber brings his great leadership. He will be able to control the locker room that has had serious issues since Pacioretty was named captain. Also, this trade makes sense when looking at the Canadiens’ first round pick this summer: Mikhail Sergachev. Some may say it’s a stretch, but I won’t be surprised to see the young talent starting alongside Weber as a first pair defensemen. Actually, Weber has always been able to comply well with young rookies in his career, ranging from Ryan Ellis to Roman Josi. This pairing does make a lot of sense; with Sergachev’s complete game and Weber’s physical dominance, the duo can’t go wrong. Weber also fixes the problematic defensing pairings that were present last year. His arrival will force Michel Therrien to push Markov on the third pairing, where he will be better rested for the playoffs. Indeed, Petry has shown amazing numbers [1] while playing alongside Beaulieu, but it isn’t the same case when he is paired up with Markov. The second duo will thus comprise of Petry and Beaulieu, displaying a fast and physical young pair.

Even though the Canadiens didn’t get a big NHL name for the forwards, they got the biggest name in the KHL: Alexander Radulov. He completely changes the face of the organization, ensuring to be a great first line right-winger as he has done for the past couple of years. Even if his transition doesn’t go as smooth from the KHL to the NHL, he only has one year to his contract.

The team does look suited for a great run in the next campaign, but we never know with a lot of intangibles roaming around the locker room. Is Price going to come back at his previous top-level form? Is Radulov going to adapt to the NHL style of play? How will Weber play? Will Sergachev play? Are we going to suffer another tough injury? How will Michel Therrien manage some players’ minutes like Galchenyuk and Markov? So many questions surround this upcoming year and they can only be answered through the gritty 82 game season coming-up ahead.

[1] 
Pairing
ES TOI
CF%
SF/60
SA/60
SF%
GF/60
GA/60
GF%
OZS%
Petry-Emelin
469.13
54.28%
30.44
26.22
53.72%
1.28
2.43
34.48%
29.18%
Petry-Beaulieu
189.55
58.11%
31.97
23.74
57.39%
2.22
2.22
50%
32.12%
Petry-Markov
99.39
49.20%
26.56
35.62
42.72%
1.21
1.21
50%
33.93%



Thursday, September 15, 2016

Texture (Partie 1)

Chronique  |  Maggie Léonard

J'avais beau rouler et dérouler le coin de la feuille entre mes doigts, pour faire passer le temps, je n'arrivais toujours pas à me désennuyer. À force de m'acharner sur le bout de papier, je le sentais humide de sueur et prêt à se déchirer à tout moment. Décidément, ce professeur d'économie agissait comme un somnifère sur mon métabolisme. Je n'arrivais même plus à me concentrer sur sa voix, rendue comme une musique de fond pour mes pensées. Je manquais tellement de sommeil, et c'était maintenant que ça me rattrapait, en plein cours d'économie. Et si je me laissais sombrer dans les douces manières de la léthargie ? Je ne crois pas que l'enseignant en serait trop froissé : le son de sa voix l'endort lui-même. J'aurais aimé être auteur. Pas pour écrire des romans ou des scénarios, non, c'était des chansons que je voulais écrire.

Mon attention s'était dirigée vers le boulevard qui bordait le terrain de l'école. Je pouvais deviner le mouvement de la circulation avec comme seul indice les freins mal soignés des voitures et les accélérations des automobilistes. Ton toit, ton taf, ta caisse, tes sous. Mais tu n'as pas sommeil. La vie, santé, bonheur. Avoue que tu n'as pas sommeil.[1] Justement, j'avais sommeil maintenant. Les fluctuations de l'économie des États-Unis dans le siècle dernier et les crissements des pneus des voitures avaient perdu leur aspect monotone ; ils étaient comme une jolie berceuse dorénavant. Ma tête, mes paupières, mes muscles. Tout était lourd, lourd de fatigue et d'inquiétude, lourd de chagrin, lourd de sommeil.

Yiiiiinkkkk. Clac ! « Bon, ça y est. Un autre débile qui vient me déranger, » pensais-je. Les freins de la voiture étaient sans doute tout rouillés et le propriétaire ne s'en occuperait manifestement pas : à la manière dont il avait claqué la porte de sa voiture, on voyait bien comment il traitait son tas de ferrailles. Comme j'étais assis au bord de la fenêtre qui donnait sur le stationnement, les bruits s'étaient fait entendre comme si j'y étais. Et voilà que les pas du chauffeur s'approchaient de l'école. Et il semblait pressé.

Le coin de la feuille s'était finalement déchiré sous la force de mon poing serré. Je hais qu'on me dérange. Me semble que c'était évident que j'étais fatigué. Une école, c'est censé être la place où on étudie et ça prend pas la tête à Papineau pour savoir que le silence est de mise quand on veut apprendre. Non ? Quand tu entres sur le terrain de l'école, tu restes tranquille et tu te fais tout petit. Surtout pendant l'heure des classes. Maudit imbécile. Je sais que j'écoutais pas le cours, mais j'avais quand même droit au calme. Moi qui attendais patiemment le sommeil depuis deux jours. En plus, il marchait vite. Et ses pas étaient lourds. Pak. Pak. Pak. Pak. On aurait dit qu'il faisait exprès de m'horripiler.

Je la sentais au fond de mon ventre. Elle montait aussi rapidement que les pas de l'homme qui se rapprochait. C'est cette chaleur qui rend les gens fous de rage rouge. Elle s'élevait dans ma gorge et je la sentais qui voulait sortir en un cri puissant. Ça aurait fait tellement de bien de tous les engueuler, leur cracher des postillons de haine en plein visage. Je leur avais rien fait moi, alors pourquoi s'acharnaient-ils à m'énerver ? Dans ces moments-là, j'essayais de la canaliser dans mes poings serrés. Mes jointures en étaient blanches. Quelle ironie.

La porte s'ouvrit en un grand coup de vent.

Un homme se racla la gorge et s'excusa à la classe.

-       Emmett, voudrais-tu me suivre s'il te plaît ? dit-il.

Cela me prit un certain temps pour comprendre que c'était à moi que l'homme s'adressait. J'attrapai mon sac que j'avais glissé sous mon pupitre et je me levai. L'homme vint me rejoindre et au son de ses bottes qui tapaient le sol, je sus que c'était le propriétaire du boucan qui m'avait réveillé. Il m'escorta sans un mot jusqu’à sa voiture. Une fois les ceintures bouclées, il se présenta :

-       Je suis responsable du dossier de ton frère.

Il marqua une pause comme s'il voulait reprendre son souffle après la course qui l'avait mené jusqu’à la classe. Puis, il se racla de nouveau la gorge et lança d'un ton succinct :

-       Nous l'avons retrouvé.

Mes poumons expulsèrent tout l'air qu'ils contenaient. C'était comme si Joe Louis en personne m'avait asséné un coup dans le ventre. Mon émotion fut si violente qu'elle en piqua mes yeux qui se remplirent d'eau. Je haletais et peinais à respirer, mais pourtant je réussis à former la question :

-       Où est-il ?

-       Nous y allons.

Le reste du trajet fut comme un rêve qu'on oublie au réveil. Non, c'était plutôt comme un polar dont on a qu'envie d'arriver à la dernière page. Les larmes qui avait noyé mes yeux quelques instants plus tôt n'avaient jamais trouvé le chemin jusqu’à mes joues. Néanmoins, je me sentais prêt à exploser à tout moment en un mélange de joie immense et de soulagement intense.

On l'avait transporté dans un hôpital pour vérifier son état. L'odeur des produits désinfectants me donnait mal à la tête et le couinement des chaussures des infirmiers m'étourdissait. Après avoir arpenté le labyrinthe de couloirs durant cinq longues minutes, l'inspecteur Dubois s'arrêta enfin et ouvrit une porte. Je pénétrai doucement dans la pièce à la recherche de mon petit frère.

Pour une deuxième fois cette journée-là, mon souffle se coupa. Le choc de l'accolade m'avait presque projeté au sol et les deux petits bras m'étranglaient, mais je n'en fis pas un cas. À ce moment, je ne voulais plus que me concentrer sur la petite tête bouclée qui avait trouvé refuge dans le creux de mon cou. Je finis par pleurer de lourdes larmes. L'odeur des cheveux de Sacha accentua mes sanglots et nos habits se trouvèrent bientôt inondés par la morve et les pleurs. Une question, une toute petite question me brulait les lèvres, mais pourtant se résolvait à ne pas les franchir. Je serrais cette petite boule de chaire contre moi et, à cet instant, je n'arrivais pas à lui en vouloir de m'avoir abandonné durant deux si longs jours.

Soudain, sa tête changea de position pour permettre à sa petite bouche en cœur de se rapprocher de mon oreille. Son souffle chaud me chatouillait le tympan. Puis, ses lèvres gercées s’entrouvrirent et laissèrent échapper les cinq mots qu'un garçonnet de huit ans n'aurait jamais dû connaitre. Les cinq mots qui vinrent hanter toutes mes nuits qui suivirent nos retrouvailles.

« Emmett... J'ai vu la Mort. »




[1]    Paroles de la chanson « Sommeil » par Stromae.

Tuesday, August 23, 2016

New Year, New Name!


We are officially back! 


Champlain College's official students' newspaper is back for 2016-2017 under a new name, The Blue Ink. The Blue Ink is looking for writers of any experience! Please contact Jérémie Gaudet or Magalie Masson via MIO if you want to sign up. Looking forward to meeting you.

Here are a few questions you may have concerning The Blue Ink to which answers are provided. Feel free to MIO Jérémie or Magalie should you have any other concerns.

What is The Blue Ink?

The Blue Ink is Champlain College students’ official newspaper. It includes news written in French and English from our campus and from the external community, covering a wide array of topics. The Blue Ink acts as a space for expression and knowledge for all students as its team seeks to further engage youth in current affairs.

When and where is it published?

The Blue Ink comprises two major platforms of publication. The first takes the form of an online blog, which can be found at the web page http://theblueinkchamplain.blogspot.ca. Articles will be posted regularly on this website as soon as they have been revised and edited. The second medium of The Blue Ink will be a printed version to be published twice per semester that will include all previously written articles. For the Fall semester 2016, the two issues should be available on October 5th and November 25th.

What can I write that can be published in The Blue Ink?

To make it short – anything! The Blue Ink is open to any kind of articles, but focuses mainly on the following categories: science, sports (including Champlain’s Cavaliers coverage), arts & culture, political & economical news and Champlain internal affairs.

Who can contribute to The Blue Ink?

The newspaper is open to writers of any experience to write in either French or English. The Blue Ink also needs infographics specialized students.

How can I sign up?

Should you be interested in joining The Blue Ink, feel free to send a MIO to either Jérémie Gaudet or Magalie Masson, editors of the 2016-2017’s edition of The Blue Ink.